Amaury d'Harcourt, accompagné par son avocat, lors du début du procès en septembre dernier.

Amaury d'Harcourt, accompagné par son avocat, lors du début du procès en septembre dernier.

Amaury d'Harcourt, accusé de complicité d'assassinat, charge Jean-Michel Bissonnet sur Europe 1.

 

Le procès Bissonnet reprendra lundi 10 janvier 2011 devant les assises de l'Hérault. Jean-Michel Bissonnet est accusé d'avoir commandité le meurtre de son épouse. C'est le jardinier du couple qui a rempli le contrat dans leur propriété cossue de Montpellier.

Amaury d'Harcourt, un vicomte octogénaire originaire de l'Yonne, comparaîtra quant à lui pour avoir fait disparaître l'arme du crime. Alors que le procès va reprendre, ce dernier s'est déclaré sur Europe 1 "manipulé" par son ancien ami.

 

"C’est lui (Jean-Michel Bissonnet) qui m’a fait venir. C’est lui qui m’a appelé au téléphone. C’est lui qui m’a dit 'je sors de l’hôpital, je voudrais te voir'. Il m’a entièrement manipulé. Je trouve ça terrible, dégueulasse. Il avait tout organisé", a-t-il affirmé dans cette interview exclusive diffusée ce vendredi 7 janvier 2011.

 

Les faits remontent au 11 mars 2008. Le jardinier du couple, Meziane Belkacem, a reconnu avoir tiré sur sa patronne ce jour-là. Il affirme avoir agi à la demande de Jean-Michel Bissonnet en échange de 30.000 euros.

 

Jean-Michel Bissonnet soutient une autre version des faits. L’homme d’affaires à la retraite clame son innocence. Il affirme que le vicomte est le réel commanditaire de ce meurtre. Le mobile? Amaury d'Harcourt ne pouvait pas rembourser une dette à Bernadette Bissonnet. "Je ne connaissais pas le jardinier. On ne peut pas monter un complot avec quelqu'un qu’on ne connaît pas. Ca prouve qu’il cherche par tous les moyens à me mettre dans le coup", se défend Amaury d’Harcourt.

 

Débuté en septembre dernier, le procès avait été interrompu au bout de quatre jours seulement sur un coup de théâtre. Le procureur général avait reçu le témoignage compromettant d'un co-détenu de Jean-Michel Bissonnet. L'entrepreneur est soupçonné d'avoir voulu faire venir à la barre ce compagnon de cellule pour charger le vicomte. Jean-Michel Bissonnet lui aurait transmis des détails sur le crime et sur la demeure de son ancien ami afin de crédibiliser la déposition. La cour d'assises avait alors demandé un supplément d'information sur ces nouvelles accusations.

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