L'A6 gérée par APRR traverse une partie de la Saône-et-Loire

L'A6 gérée par APRR traverse une partie de la Saône-et-Loire

Le président du conseil général de Saône-et-Loire dénonce une opération boursière de la société autoroutière

A. Montebourg a annoncé le 8 septembre qu'il se pourvoirait "devant la Cour d'appel de Paris." Cette annonce fait suite à la décision de l'autorité des marchés financiers qui avait jugé conforme l'opération boursière engagée par APRR alors que le président du CG 71 estimait qu'elle revenait à exclure sa collectivité du capital de l'entreprise.

 

 

 Vidéo

APRR (les Autoroutes Paris-Rhin-Rhône) a déposé fin juillet une demande de retrait de cotation en bourse. Demande qui pourrait être acceptée mi-septembre après examen par l'AMF (l'autorité des marchés financiers). Le but de cette opération, pour APRR, est de faire des économies. N'étant plus cotée, elle n'aura plus à établir pour l'AMF un rapport trimestriel sur ses comptes ni à payer des frais de cotations. C'est ce qu'ont déjà fait les 2 autres sociétés autoroutières présentes sur notre territoire (Sanef et les Autoroutes du Sud de la France). La cotation en bourse n'est intéressante que pour permettre de lever des fonds, ce n'est pas le cas aujourd'hui pour les sociétés d'autoroute.
En revanche pour les petits actionnaires de ces sociétés, le retrait de la cotation boursière est une mauvaise opération. Ainsi le conseil général de Saône-et-Loire, qui représente une infime partie de APRR détenue à 96,04% par le groupe français de BTP Eiffage et la banque d'affaires australienne Macquarie. En cas de retrait d'APRR de la bourse, la collectivité locale devra –comme tous les petits actionnaires- vendre ses parts et devra ainsi céder sa place au conseil d'administration. Ce qui dérange fortement Arnaud Montebourg qui souhaitait que la collectivité puisse continuer à exercer son droit de regard sur le fonctionnement et les comptes de l'entreprise.

APRR (Autoroutes Paris-Rhin-Rhône) exploite un réseau de 2.234 km d'autoroutes entre Paris, Lyon, les Alpes et le sud de l'Alsace.

 

 

Le communiqué d'A. Montebourg (08/09/10)

"Garant de l'intérêt général et de la défense de ses administrés, le Département de

Saône-et-Loire, actionnaire historique de la société des autoroutes Paris-Rhin-Rhône, est opposé à l'offre publique de retrait obligatoire conduite par la société Effarie qui l'obligerait à céder contre son gré les actions qu'il détient et ferait sortir du conseil d'administration les collectivités locales.

Le Département refuse d'être assimilé à une simple société privée à la recherche de bénéfices et rappelle qu'il défend des intérêts publics.

L'autorité des marchés financiers qui se prononce sur cette vente forcée a rendu aujourd'hui sa décision. Elle déclare l'offre de la société Effarie valable.

Contestant ce qu'il perçoit comme une expropriation irrégulière au regard du droit public, le Conseil général a décidé de faire valoir ses droits en justice. Il se pourvoira dans les délais impartis devant la Cour d'appel de Paris."

 


cliquez ici